31 mars 2007
"Des chercheurs qui cherchent ...
"Des chercheurs qui cherchent, on en trouve.
Des chercheurs qui trouvent, on en cherche."
Popeck,

Citant

De Gaulle…
qui s'adressait à Peyrefitte, ministre de la recherche.
En cherchant (sic) un peu (re-sic) le contexte de cette affirmation contestable, je trouve (hum, hum) :
Une explication pratique :
Tout chercheur est soumis à la pression considérable de l’université ou du sponsor ( publish or perish !). Aussi subit-il la magie du mot “imprimer” qui chatouille son orgueil.Voilà les facteurs qui transforment souvent l’objet de la recherche : la publication devient but et la découverte un phénomène secondaire. Cette inversion explique et justifie la boutade du général de Gaulle : « Des chercheurs qui cherchent, on en trouve ; des chercheurs qui trouvent, on en cherche ».
Ou une mise en cause politicienne par Alain Dumait :
Quant à la remise en cause du fonctionnement des administrations publiques, c’est un tabou. Le statu quo est défendu aussi vigoureusement par les syndicats que par les ministres concernés. Ceux qui l’enfreignent sont des iconoclastes. Claude Allègre le fut à l’Éducation nationale. Pour la recherche, il faut remonter au général De Gaulle pour retrouver une mise en cause énergique (« des chercheurs qui cherchent, on en trouve ; des chercheurs qui trouvent, on en cherche !… »).
14 mars 2007
Comité d'éthique absurdes ?
Comité d'éthique en plastique
Reçu
par mail aujourd'hui la courte présentation d'un colloque -que je ne
suivrai pas- dont le sujet me rappelle de cocasses souvenirs.
Coïncidence, je remplissais hier un questionnaire en ligne sur la
qualité de la formation que j'ai suivie (depuis la France) dans une
université canadienne québécoise. A la fin du
questionnaire, il y avait un champ libre dans lequel j'ai indiqué :
"globalement, une excellente université (blabla). Mais le pointillisme
extraordinaire du comité d'éthique qui devait valider ma 'recherche'
est scandaleux. Il faudrait réformer cette institution casuiste (etc,
etc.) et laisser les conduites des recherches dans un accord tacite
entre les étudiants et leurs mentors."

Le mail (je souligne) :
Association Française des Anthropologues
Programme Anthropologies de la santé MMSH
Alice Desclaux et Ghislaine Gallenga
Ont le plaisir de vous inviter à la conférence :
Comités et codes d’éthique en anthropologie :
Garantie ou contrainte ?
Will Van den Hoonaard
AIX-EN-PROVENCE, MMSH, salle 101
Vendredi 16 mars à 10h.
De
plus en plus, en France comme au plan international, les projets de
recherche en anthropologie, ou plus largement en sciences humaines et
sociales, doivent être soumis à des comités d’éthique pour pouvoir être
financés ou autorisés. Les avis de ces comités traduisent
généralement une approche normative, souvent centrée sur quelques
points saillants considérés comme relevant de l’éthique de la recherche
: gestion de la confidentialité, obtention du consentement des
participants avant de débuter le recueil de données, soumission d’un
protocole étroitement défini, etc… Cette approche est peu acceptable en anthropologie, pour plusieurs raisons d’ordre méthodologique et épistémologique, et suscite depuis peu des réactions critiques.
Faut-il, en réponse à cette formalisation de l’éthique, que les
anthropologues se dotent eux-mêmes d’outils formalisés (codes,
manuels), disponibles dans de nombreux pays (USA , Grande-Bretagne,
Brésil, Inde, etc.) mais auxquels la profession a toujours été
réticente en France ? D’autres options sont-elles possibles ?
Will
Van den Hoonaard, sociologue canadien, a coordonné une commission, le
Social Sciences and Humanities Rzsearch Ethics Special Working
Committee (SSHWC), qui a été chargée d’établir un état des lieux des
avantages, inconvénients et limites de la soumission de projets en
sciences sociales aux critères appliqués par le Tri-Council Policy
Statement on the Ethical Conduct for Research Involving Humans (TCPS).
La commission a produit un rapport contenant des recommandations,
publié en 2004 par l’Interagency Advisory Panel on Research Ethics
d’Ottawa. Son analyse des limites et effets pervers des outils
éthiques canadiens offre une base de réflexion pour le choix d’une
stratégie dans ce domaine qui permette à la fois d’améliorer le niveau
éthique et le niveau scientifique des travaux en sciences sociales.